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Jeu 2 Mai 2013 - 18:37
★ Kobayashi Shizune ★



♬ Petites Informations ♬

Nom : Kobayashi.
Prénom : Shizune.
Surnom : Shizu'
Age : 18 ans.

Signe Astrologique : Capricorne.
Origine : Japon.
Chambre : Une ou plusieurs colocataires ne me dérange pas!
Travail : Psychologue.

Ce qu'elle aime : Faire des rencontres, discuter, aider les autres, être utile, lire, écouter ses musiques préférées, flâner dans la nature, prendre plaisir à écouter et à ressentir le monde environnant, les sucreries, les glaces, sourire, rêver et... dormir.
Ce qu'elle n'aime pas : Tomber dans l'échec, être impuissante, ne pas réussir à établir de dialogue, être maladroite, se tromper de personne, perdre ses affaires, ne plus parvenir à se repérer, boire quelque chose de glacé, manger quelque chose d'excessivement sucré, faire des cauchemars, entendre une histoire de fantômes ou de monstres...

Autres : Une chose importante, oui: Shizune est aveugle. Elle ne possède donc pas le don de la vision.
Avatar : Miki Hoshii d'Idolmaster.




♬ Parlez Moi De Vous ♬

HISTOIRE :
20 Janvier, date de ma naissance et, ironiquement, date de la mort de ma petite sœur. Est-ce que j'en suis triste? Est-ce qu'elle me manque? Des questions que l'on me pose souvent... C'est difficile à dire, je ne peux pas m'exprimer sur ce sujet correctement... Je ne l'ai connue qu'au travers de photos de mes parents, voir au travers de récits. J'imagine que oui, dans un certain sens, j'en ai ressentit de la tristesse, mais cela bien plus à cause de ce qui en a découlé, de ce que fut mon existence par la suite.

Devait-elle mourir en cette date? Devais-je naître prématurément? Qui était le coupable? Le destin? L'asthme? Dieu? Moi? Mes parents ont opté pour la dernière solution. Du moins, ma mère, au début. Ensuite mon père, d'abord sceptique, puis finalement convaincu que la faute devait être reportée sur la dernière arrivée. Leur amour avait été fort, mais leur tristesse l'avait été tout autant. Kanako avait été leur unique enfant jusqu'à lors, et il était peu de dire qu'ils étaient délibérément coupables d'amour excessif. Je ne peux pas leur en vouloir, je n'ai jamais su ce que cela faisait de perdre un enfant, une personne proche. Comment pouvais-je de toute façon? Une personne aimée qui disparaît... Ai-je seulement déjà aimé?

Loin du domicile familial, loin des cris, des pleurs, de la douleur, je me suis forgée 'ma maison'. La maison du sourire, celle de l'innocence et de la gentillesse, et non celle de la tristesse. Un endroit familier -mais pas entièrement exploré- qui s’appelait 'monde extérieur'. Rencontrer d'autres personnes, leur parler, voir et ressentir de nouvelles choses, toujours plus chaque jour, que ce soit à l'école ou au collège, au lycée ou en ville.. Ma vie était simple, heureuse, et je ne la vivais qu'à l'extérieur, au contact de ceux qui m'aidait à grandir, à m'épanouir. L'influence des autres était perceptible, que ce soit en goûts musicaux ou en intérêts, et j'évoluais malgré moi vers la personne que je suis aujourd'hui. Mes parents n'étaient plus que des fantômes, des corps sans âmes: les voir me faisait de la peine, quand bien même il aurait été logique que je les haïsse pour tout ce qu'ils ont fait jusqu'à présent. Je n'en étais pas capable.

Mes quatorze années d'existence furent marquées par un évènement aussi soudain qu’inattendu... Ce monde, coloré et joyeux, cette maison parfois calme et parfois agitée que je parcourais le regard attentif, me fut enlevé. Du moins, la vision de ce dernier. Des couleurs vives et chatoyantes, j'étais passée au noir le plus intense, comme dans une pièce sans lumière, où rien ne pouvait filtrer. L'affolement de mes parents vis-à-vis de cet évènement soudain était mitigé, alors que le spécialiste de l'hôpital semblait lui, ironiquement, bien plus inquiet. Des termes scientifiques, des mots compliqués que seuls les initiés au serment d’Hippocrate pouvaient comprendre, des soins qui ne semblaient pas très efficaces et je retournais à mon quotidien habituel. Comme si les choses étaient redevenues normales, comme si rien n'avait changé. Si ce n'était que je ne voyais plus.

Une nouvelle gymnastique, une nouvelle façon d'appréhender les choses, dans un monde qui lui, n'avait pourtant pas changé. C'était déroutant, c'était... déconcertant. Il n'y a que lorsque nous perdons quelque chose que nous nous rendons compte à quel point cette dernière avait de la valeur. Jamais je n'avais cru qu'il aurait été si pénible de ne pas voir, si douloureux... mais je ne pouvais me murer dans le silence, me prostrer dans un coin en attendant que les choses passent. Ce n'était pas mon genre, je n'étais pas ce genre de personne. Alors j'ai continué comme avant, souriant autant que jamais, même s'il m'était impossible de voir les expressions d'autrui. Il me fallait les ressentir, explorer chaque timbre de voix et chaque intonation pour mieux comprendre, pour mieux agir en conséquence. Mais inconsciemment ou consciemment, une barrière s'installait petit à petit. Un obstacle invisible entre le monde de ceux qui voyaient et celui de celle qui ne voyait pas. Les livres étaient constitués de pages blanches, les films n'avaient plus la même force qu'avant, les gens, mes amies... ne me parlaient plus de la même façon. Il y avait un écart qui s'installait et je n'arrivait pas à le réduire, malgré mes efforts. Mon monde m'échappait au fil des jours, à mon plus grand désarroi.

« Il n'y a aucun livre en braille dans cette section, inutile de chercher d'avantage. »

« Eh...? »

« L'unique section 'braille' de cette bibliothèque se trouve au coin nord du bâtiment. »

« Merci, mais je ne connais pas le braille... J'aimais beaucoup les livres de ces étagères et je me disais que... »

« Que tu pouvais les relire? Ou continuer à le faire? C'est un peu stupide. »

C'était une rencontre impromptue avec une étrange personne. Ozashi Genzo, ou Ozashi-sensei, un professeur qui œuvrait dans l'université la plus proche. Égocentrique et âcre avant tout, c'était un homme d'une cinquantaine d'année au visage creux et aux lunettes carrés. Le fait qu'une aveugle vagabonde avec hésitation dans une section de bibliothèque réservée à la philosophie l'avait interpellé, déjà parce que c'était la matière qu'il enseignait à l'université, et ensuite parce qu'aucun livre dans les parages ne contenait de braille. Cette banale rencontre un peu brusque entre deux caractères opposés se solda par de nouvelles entrevues, avec d'un côté l'innocence souriante et de l'autre l'hypocrisie égoïste.

« La situation actuelle te convient? »

« C'est... C'est-à-dire? »

« Rester dans ton petit monde, loin des autres. Ne pas apprendre le braille et te déplacer à tâtons. Refouler ton handicap ne t'aidera pas à retrouver ton quotidien d'antan. Si tu persistes dans cette voie, ton sourire ne restera jamais plus qu'une façade sans expression, une œuvre d'art figée sans âme que les gens finiront par oublier, voir par ignorer. »

La surprise était grande. Entendre cela m'avait fait un choc, je le reconnais. Mais c'était vrai, tellement vrai, que je ne trouvais rien à répondre, à rétorquer. De fil en aiguille, je me retrouvais alors à apprendre le braille aux côtés de cet étrange personnage, à la personnalité étriquée, mais aussi la psychologie, sa matière de prédilection. Il ne semblait vivre que par elle, et pour elle, se déclarant maître dans l'art de comprendre les gens et d'explorer leur inconscient le plus profond. Lui cherchait à déceler et analyser les comportements et leurs origines pour mieux manipuler les individus, moi je voulais plutôt les aider, leur redonner le sourire et mieux les comprendre... Deux objectifs différents, mais deux volontés certaines.

L'utilisation aisée de la canne blanche, la connaissance du braille, connaître les différentes aides aux aveugles offertes par la ville... C'était un véritable apprentissage, au gré des années, et bien sûr le résultat était payant. M'épanouissant dans le sourire, j'étais plus heureuse que jamais, cherchant à aider toute personne en difficulté et à mieux comprendre le monde qui m'entourait. Mes amies ne pouvaient que difficilement me suivre dans ma matière de prédilection, mais cela m'importait peu: du moment que je pouvais redonner le sourire aux autres, il n'y avait guère de problèmes, n'est-ce pas? Impossible d'entendre à nouveau le professeur Ozashi dire que je me cachais derrière une façade ou que l'expression de mon visage était fausse!

« Ozashi-sensei a donné sa démission la semaine dernière. Il est partit hier soir. Vous n'avez pas été informée? »

... J'avais l'air d'une idiote.

Quatre années d'apprentissage, de joies, de difficultés, pour parvenir à l'instant fatidique tant attendu: la joie d'annoncer ma réussite aux examens. La joie d'entrer dans une université reconnue, et de me perfectionner dans ma matière phare. Je n'avais eu le temps de rien dire. Il avait juste disparu aussi simplement qu'il était apparu, comme si ces quatre années n'avaient jamais existées. Comme si ces dernières n'avaient étés qu'un rêve, un songe dont je venais tout juste de me réveiller, dans le froid de l'hiver nippon. Oui, c'était sûrement un rêve. Ozashi-sensei n'avait pas pu partir ainsi sans rien dire, sans me prévenir, sans laisser d'adresse. Juste un mauvais rêve.

« J'ai réussit l'examen national d'admission à l'université. »

Aucune réaction. Je m'y attendais, l'ambiance lourde et silencieuse qui régnait depuis des années déjà dans le domicile familial n'allait pas s'estomper juste pour quelque chose d'aussi futile. J'aurai pu parler de mes excellents résultats aux tests, du futur concours d'entrée dans l'université que j'avais choisie, et du fait que j'allais probablement quitter le domicile sous peu, mais à quoi bon? Ils n'écoutaient pas de toute façon.

Pour la première fois de ma vie, j'agissais sur un coup de tête. Je 'faisais mes valises'. Comprenez: enfoncer sans réfléchir quelques vêtements dans un sac à dos et quelques documents importants. Mon départ plus que suspect malgré l'heure tardive ne sembla intéresser personne, et au bout de longues minutes, seuls restaient le noir absolu, le calme nocturne d'une ville endormie et une sonnerie proche signalétique, indiquant aux personnes le bon moment pour traverser un carrefour. J'avais fait une erreur de jugement, d'appréciation. Mes parents n'étaient pas devenus des coquilles vides sans âmes, des fantômes... C'était moi qui avait disparu, qui était devenu un fantôme, qui n'existait plus à leurs yeux. S'il peut être douloureux d'être brimée, violentée ou frappée, être ignorée peut être bien pire, voir insupportable. Je me rendais compte que je n'avais plus vraiment d'amies comme avant, que depuis longtemps je ne faisais plus partie de la famille Kobayashi, et que le professeur Ozashi n'avait pas grand chose à faire de ma personne. Mon existence était superficielle, creuse, et quand bien même mon sourire était présent, personne ne pouvait voir ce qu'il y avait derrière.

Parce que j'étais seule.

Alors j'ai plaqué mes mains sur mes oreilles, réduisant à néant tout son extérieur, détruisant toute notion d'orientation, pour mieux voir et ressentir ce noir qui m'accablait depuis mes quatorze ans. Est-ce que j'avais encore une raison d'exister sur cette terre? Est-ce qu'il y avait quelqu'un qui s'inquiétait pour moi quelque part? Est-ce qu'il y avait un endroit où je pouvais avoir une place? Est-ce que j'avais une chance de ne plus ressentir cette atroce solitude?

Un pas hasardeux, un pas de dépit, un pas imprévu. Un pas qui n'avait aucun sens et qui faisait fi du moindre obstacle. Un pas qui, à mon plus grand étonnement, m'avait transportée dans un tout autre endroit. Un lieu à l'air frais et à la brise rafraîchissante, loin de la chaleur de la ville et de sa pollution coutumière. Un lieu totalement inconnu et... totalement improbable.

Où étais-je donc tombée?

PHYSIQUE :
Comme ma mère, je possède une longue chevelure blonde, résultant d'une origine étrangère dont je n'ai pas connaissance, ainsi que des pupilles vertes. Le fait que je vois aveugle et ce depuis mes quatorze ans n'a cependant pas ternit mon regard, ce dernier demeurant aussi brillant et lumineux que dans mon enfance. Évidemment, ce dernier n'a rien d'expressif, et ne peux servir à communiquer de quelque façon que ce soit. Physiquement je ressemble à une jeune fille tout ce qu'il y a de plus banale, à l'exception de mon sourire omniprésent qui ne me quitte jamais. Mon côté sportif est très limité, et cela se ressent sur mon physique, peu marqué en muscles. Je mesure un mètre soixante huit pour quarante-sept kilos, et... et puis c'est suffisant non? Je ne vais pas non plus vous donner toutes mes mensurations... Quoiqu'il en soit! J'ai toujours aimé les couleurs chatoyantes et vives, comme le vert clair, le jaune ou le rouge. Depuis que je suis aveugle, je dois compter sur l'aide des autres pour porter des vêtements qui me correspondent, surtout au niveau des couleurs. J'aime particulièrement les robes, légères et douces à porter, même si en hiver elles sont moins indiquées. Le port de collants chauds et de manteaux appropriés deviennent alors complémentaires. Par ailleurs, J'ai une légère cicatrice sur le ventre qui doit remonter à ma naissance, je n'en sais pas d'avantage.

CARACTÈRE :
Mon caractère? Disons que je suis plutôt simple: j'aime sourire, rire, profiter de la vie, mais surtout faire en sorte que les autres personnes autour de moi profitent de la leur. Esprit rationnel bordé d'innocence et de gentillesse, je cherche souvent les explications logiques et simples avant tout. Je n'hésite pas à abandonner un travail ou une occupation qui m'est chère pour venir en aide à quelqu'un, même si la tâche paraît difficile. Bien que non-voyante, je fais de mon mieux pour être rassurante et communicative, et palier mon principal défaut. On me dit souvent que je suis mature, calme et optimiste, mais ma modestie m'empêche d'approuver ces compliments. « Je suis juste comme les autres. » C'est vrai que je perds rarement mon sang-froid, sauf peut être dans des situations de 'désorientation', comme lorsque je suis entourée de beaucoup de bruit, de beaucoup de gens, ou dans un endroit improbable. Rien que d'être séparée de ma canne suffit à m'immobiliser, chose pourtant évidente mais qui ne semble pas l'être pour d'autres personnes. Lorsque je suis seule, il m'arrive de me laisser aller aux rêves, et c'est souvent dans ce genre de situation que je m'endors. Que ce soit dans une plaine verdoyante ou sur un banc rugueux, au bout d'un moment je parviendrais toujours à trouver le sommeil, je ne me l'explique pas, c'est ainsi. Lève-tard et adepte des longues matinées ensommeillées, je fais mon possible cependant lorsque j'ai du travail.

Qualités: Compréhensive, confidente, empathie avec les autres, grande gentillesse et générosité, calme et maturité, disponible et volontaire.

Défauts: Un peu trop rationnelle, peur des histoires effrayantes, facile à manipuler, crainte des environnements bruyants (foules, animaux, végétation...), peur de la solitude (Autophobie), allergie au poisson (à certains parasites du poisson en fait), un peu trop dévouée aux autres, tendance à en faire trop, un peu maladroite, peut s'endormir dans n'importe quelle situation..

CODE :
Un jour, les kiwis domineront le monde.

Je pense avoir terminé o.o
o/
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